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Une exposition exceptionnelle d’œuvres originales a été organisée au Hangaram Art Museum de Séoul du 4 au 24 octobre 2026 au Seoul Arts Center.
À l’automne 2026, le peintre français Jean-François Larrieu, figure majeure de l’art contemporain français, a présenté à Séoul une exposition exceptionnelle consacrée à son œuvre : « Jean-François Larrieu — Coexistence ».
Organisée du 4 au 24 octobre 2026 au Hangaram Art Museum du Seoul Arts Center, cette exposition revêt une importance particulière. Vingt-quatre ans après la première présentation de son travail au public coréen, elle constitue la première exposition personnelle de Jean-François Larrieu dans un musée en Corée et la plus importante exposition qui lui ait été consacrée dans le pays.
Seoul Art Center
Près de 80 œuvres originales, parmi lesquelles plusieurs grands formats et œuvres de media art, ont été réunies au sein de cinq espaces thématiques retraçant l’univers artistique et la pensée de l’artiste.
L’exposition bénéficie du soutien de l’Ambassade de France en République de Corée et s’inscrit également dans le cadre de la célébration du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée.
Larrieu et la Corée : plus de vingt ans de dialogue
La relation entre Jean-François Larrieu et le public coréen remonte à 2002, lorsqu'il est présenté pour la première fois en Corée dans le cadre de l'exposition « French Figurative Painting », organisée à Séoul et à Gwangju. Il reviendra ensuite régulièrement en Corée et y présentera des expositions personnelles en 2008, 2012 et 2016.
Cette nouvelle exposition marque donc une étape majeure dans cette relation de longue date : pour la première fois, son travail sera présenté dans le cadre d'une exposition personnelle au sein d'un musée coréen.
À l'occasion de l'ouverture de l'exposition, Larrieu s’est rendu personnellement en Corée et a participé à une séance exceptionnelle de dédicaces, offrant au public l'occasion de rencontrer directement l'artiste.
Après le Seoul Arts Center, l'exposition poursuit son itinérance au Moda Museum de Hannam-dong, avant de partir pour une tournée nationale en Corée au cours des deux années suivantes.
Cette tournée permettra à un public toujours plus large de découvrir l'univers de Jean-François Larrieu et son message d'espoir, de beauté et de coexistence.
“ Coexistence “ : une philosophie de l’équilibre
Le titre de l’exposition, « Coexistence », résume à lui seul la démarche artistique de Jean-François Larrieu.
À première vue, ses tableaux dévoilent des paysages monumentaux : un arbre de vie, un océan, une ville ou encore des architectures urbaines. Mais lorsque le regard s’approche, ces grandes compositions se révèlent constituées de milliers de formes géométriques — triangles, cercles, carrés et autres signes — minutieusement assemblées. Chez Larrieu, aucun élément ne domine véritablement les autres. Une feuille, un papillon ou un oiseau peuvent occuper la même place visuelle et symbolique qu'une forêt entière ou qu'une métropole. Cette construction particulière, qui fait dialoguer l'infiniment petit et l'infiniment grand, traduit une vision profondément humaniste du monde: chaque être, chaque forme et chaque élément de la nature participe à un même équilibre.
L'homme lui-même n'est alors plus le centre du monde, mais l'un des éléments d'un écosystème plus vaste.À travers cette conception de la peinture, Larrieu propose une réflexion sur notre rapport à la nature, au vivant et aux autres, et invite le spectateur à regarder autrement ce qui l'entoure.
Cinq univers pour découvrir Jean-François Larrieu
Cette première section constitue une introduction à l'œuvre et à la personnalité de l'artiste. À travers ses peintures et les différentes étapes de sa vie, de son enfance à aujourd'hui, le visiteur découvre progressivement les fondements de son langage artistique et les expériences qui ont façonné son regard.
Le papillon, qui apparaît après le long passage de la chenille à la chrysalide, devient chez Larrieu un symbole de transformation et d'espoir. Il évoque la possibilité, pour chacun, de dépasser le poids des épreuves et de s'élever vers une lumière nouvelle. L'oiseau possède quant à lui une dimension particulière : il relie la terre et le ciel, le présent et la mémoire, le réel et l'imaginaire. Son envol devient une métaphore de la liberté, du mouvement et de la capacité à continuer d'avancer malgré les difficultés.
Au cœur de cette section se trouve « Ocean (Océan, 2017) », une œuvre monumentale de deux mètres de largeur. Les créatures marines y semblent évoluer dans une danse silencieuse et harmonieuse.
À travers cette représentation de l'océan, berceau de la vie et dépositaire d'une beauté originelle, Larrieu délivre un message écologique particulièrement fort : nous avons la responsabilité de préserver cet univers fragile et de le transmettre aux générations futures. La beauté devient ainsi, chez l'artiste, non seulement une source d'émerveillement mais aussi un moyen de sensibilisation et d'engagement.
Jean-François Larrieu a lui-même choisi cette section comme celle qui exprime le plus pleinement le sens et le message de son œuvre. L'Arbre de vie constitue un axe essentiel de son univers : il relie la terre au ciel et devient le centre d'un monde dans lequel les branches et les feuilles se métamorphosent en une ville immense et lumineuse, ponctuée de milliers de lumières.
Cette transformation porte une dimension symbolique forte. Comme les fruits qui mûrissent sur un arbre, chaque être humain porte en lui la possibilité de faire naître et grandir ses propres « fruits ». Les œuvres de grand format de l'artiste seront présentées autour de ce thème majeur.
Les villes de Jean-François Larrieu sont étonnamment dépourvues de personnages. Pourtant, la vie humaine y est omniprésente. Les formes colorées, les signes et les motifs qui s'insèrent entre les lignes verticales et horizontales des bâtiments donnent naissance à une véritable vibration urbaine. Ils évoquent le mouvement, le bruit, l'énergie et la vitalité de la ville.
En parallèle, les fleurs et les plantes qui apparaissent dans les espaces publics ou sur nos tables quotidiennes invitent à porter attention à la beauté simple et souvent invisible de notre environnement. L'artiste nous rappelle ainsi que les merveilles de la vie quotidienne sont parfois celles que nous ne remarquons plus lorsque nous les regardons de trop loin.